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Réception dans l'ordre de la Légion d'honneur de monsieur Louis Désaphie par le colonel Jacques Penaud, président du comité Pays tyrossais et Seignanx de la Société des membres de la Légion d'honneur.
Le 11 décembre 2019 en la mairie de Saint-Vincent-de-Tyrosse
En présence de monsieur Pascal Briffaud, maire de Saint-Vincent-de-Tyrosse, d'une conseillère municipale représentant le maire de Tarnos, du colonel Pierre Bonnefon, président du comité Marensin Côte d'argent, de l'adjudant-chef commandant la gendarmerie à Saint-Vincent-de-Tyrosse, du capitaine Roland Marcant, président départemental des Médaillés militaires, de monsieur Henri Destribats, représentant les associations d'anciens combattants de Saint-Vincent-de-Tyrosse, de représentants de la section des médaillés militaires de Val-d'Ornan, de trois porte-drapeau avec leur drapeau, de membres de la famille et d'amis.
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Monsieur le maire,
Messieurs les représentants des associations patriotiques,
Mon adjudant-chef,
Mesdames, messieurs,
Nous sommes réunis aujourd'hui avec un certain cérémonial pour accompagner monsieur Désaphie dans sa réception dans l'ordre national de la Légion d'honneur.
Monsieur Louis, Henri, Désaphie est né à Le Vanneau dans les Deux-Sèvres le 13 mai 1926.
Sa carrière militaire Longue de près de vingt ans au service de la France, s'est déroulée dans l'armée de terre au sein de l'arme du Train. Je vais vous en tracer succinctement le déroulement.
Louis Désaphie s'engage une première fois au 32ème Escadron du train en janvier 1946 puis il embarque à Marseille pour le Maroc dès le mois d'avril. Il y reste moins d'un an car, via Marseille, il rejoint Saïgon en avril 1947 avec des éléments du fameux Groupe de transport, le GT 516. En octobre 1947, il est à Caobang et en avril 1948, il est à Langson au Tonkin. Conducteur puis brigadier, il assure au volant de GMC les transports sur la RC4 le long de la frontière chinoise. Cette route coloniale est tristement célèbre pour les terribles combats qui s'y sont déroulés.
En avril 1949, le brigadier Désaphie rentre en France s'y rengage et rejoint l'Allemagne en octobre 1950 qu'il quitte en juin 1951 pour un deuxième séjour en Indochine. Il y est nommé maréchal-de-logis en juillet 1952. En fin de séjour, il rejoint la métropole en septembre 1953.
Admis dans le corps des sous-officiers de carrière, il épouse Thérèse en novembre 1953 avant de rejoindre sa nouvelle affectation, le 1er Régiment du train en Allemagne. Deux ans plus tard, il est affecté en Tunisie et est promu maréchal-des-logis-chef.
Via Alger, fin 1957, il est à nouveau muté en Allemagne pour trois ans. C'est en 1958 qu'une pension d'invalidité lui est attribué mais il est maintenu en service. Après quelques mutations internes, il repart pour l'Algérie en 1961. Il est affecté dans les Territoires du sud à El Goléa.
Rapatrié en novembre 1962 sur Sissone, il est promu adjudant.
N'étant pas autorisé à servir au-delà de la limite d'âge de son grade, l'adjudant Désaphie est rayé des contrôles à sa demande le 1er avril 1965.
Voilà de façon un peu administrative le résumé des pérégrinations de Louis Désaphie et de 20 ans de vie d'un soldat. Il aura l'occasion de vous en dire plus dans quelques instants.
L'adjudant Désaphie est titulaire de trois citations avec attribution de la Croix-de-guerre des TOE, de la Croix du combattant volontaire, de la médaille coloniale, de diverses médailles commémoratives et de la Médaille militaire qu'il reçut en 1960.
Par décret du président de la République du 30 octobre dernier, portant nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur, monsieur Louis, Henri, Désaphie, adjudant, est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
Il m'a demandé de bien vouloir le recevoir dans l'Ordre et de lui remettre suivant la tradition la croix de chevalier. C'est avec un grand honneur pour moi qui milite depuis de nombreuses années pour promouvoir d'une par notre ordre et transmettre ses valeurs et d'autre part notre société, la SMLH, selon sa devise « Honneur et Patrie ».
Nous allons donc procéder à la remise de la décoration.
« Adjudant Louis, Henri, Désaphie, au nom du président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Chevalier de la Légion d'honneur. »


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